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Dernière mise à jour le · 12 min

Résumé de l’article
La TVA est un impôt collecté par l’auto-entrepreneur pour le compte de l’État, sans impacter directement son chiffre d’affaires réel.
Tant que le chiffre d’affaires reste sous certains seuils, la franchise en base permet de ne pas facturer ni déclarer la TVA.
En cas de dépassement des seuils, la TVA devient obligatoire soit l’année suivante, soit immédiatement selon le montant.
Une fois assujetti, il faut déclarer et reverser la TVA selon un régime réel (simplifié ou normal, avec évolution prévue en 2027).
La gestion de la TVA implique des obligations administratives précises, notamment sur la facturation et les déclarations fiscales.
Vous êtes auto-entrepreneur et votre chiffre d'affaires augmente ? La question de la TVA se pose alors inévitablement. Entre franchise en base, seuils de dépassement et obligations déclaratives, le régime fiscal peut sembler complexe.
Concrètement, devez-vous facturer la TVA à vos clients ? À partir de quel montant exactement ? Comment effectuer vos déclarations de TVA si vous dépassez les seuils ? Dans cet article, vous découvrirez tout ce qu'il faut savoir sur la TVA en micro-entreprise : règles de TVA 2026, seuils, démarches administratives et solutions pour rester conforme.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la consommation qui s'ajoute au prix de vente des biens et services. En pratique, son principe repose sur un mécanisme de collecte : l'entrepreneur facture la TVA à ses clients, puis la reverse à l'État lors de sa déclaration fiscale.
Point essentiel : la TVA n'est pas un revenu. Elle ne vous appartient pas et ne constitue pas un gain pour votre activité. Vous agissez uniquement comme intermédiaire de collecte entre vos clients et l'administration fiscale. Confondre TVA collectée et chiffre d'affaires réel constitue une erreur fréquente, notamment lors du calcul de votre rentabilité ou de vos cotisations sociales.
Le taux de TVA applicable varie en fonction de la nature de votre activité professionnelle. Quatre taux coexistent en France, chacun correspondant à des catégories de biens ou de services spécifiques.
💡 À savoir : appliquer un taux erroné expose à un redressement fiscal. Vérifiez systématiquement le taux correspondant à chaque prestation ou produit vendu.
Lorsque vous êtes assujetti à la TVA, vous devez calculer le montant à reverser à l'État selon une formule simple.
TVA à reverser = TVA collectée - TVA déductible
Exemple concret :
Ventes du mois : 5 000 € HT → TVA collectée = 1 000 € (taux 20 %)
Achats professionnels : 2 000 € HT → TVA déductible = 400 € (taux 20 %)
TVA à payer = 1 000 - 400 = 600 €
À l’inverse, si vos dépenses sont supérieures à vos ventes, la TVA déductible dépasse la TVA collectée. Vous êtes alors en crédit de TVA. L'administration fiscale peut vous rembourser cette différence sous certaines conditions, ou vous pouvez la reporter sur vos déclarations suivantes. Cette situation permet de récupérer la TVA payée et survient fréquemment en début d'activité lors d'investissements importants.
Certaines activités bénéficient d'une exonération de TVA permanente (base légale : article 261 et suivants du Code Général des Impôts), indépendamment du chiffre d'affaires réalisé et de leur statut. Ces professions ne peuvent jamais facturer la TVA à leurs clients.
Les professions médicales et paramédicales entrent dans cette catégorie : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes, orthophonistes ou psychologues. Les établissements de santé, les transports sanitaires et certaines activités d'enseignement ou de formation professionnelle (sous conditions d'agrément) sont également exonérés de TVA.
S'ajoutent à cette liste les organismes à but non lucratif remplissant certains critères, certaines locations meublées à usage d'habitation, les activités de jeux et paris ainsi que les manifestations sportives.
Contrairement aux activités exonérées évoquées précédemment, la plupart des auto-entrepreneurs ne bénéficient pas d'une exonération permanente de TVA. Ils relèvent d'un dispositif différent : la franchise en base de TVA, un régime qui dépend du chiffre d'affaires réalisé.
La franchise en base de TVA est un régime d'exonération prévu par l'article 293 B du Code Général des Impôts. Ce dispositif dispense certains entrepreneurs de facturer la TVA à leurs clients et donc de la déclarer et de la reverser à l'État.
Ce régime s'applique automatiquement par défaut à toutes les entreprises dont le chiffre d'affaires reste en dessous de seuils spécifiques. Vous n'avez aucune démarche à accomplir pour bénéficier de la franchise en base : tant que vous respectez les seuils de chiffre d'affaires, vous restez en franchise en base.
En contrepartie, vous devez obligatoirement mentionner sur toutes vos factures : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Cette mention informe vos clients que vous ne facturez pas la TVA.
La franchise en base présente plusieurs atouts majeurs pour les auto-entrepreneurs :
Simplification administrative totale : aucune TVA à déclarer, aucun calcul complexe de TVA collectée et déductible, aucun risque d'erreur dans l'application des taux. Vous économisez un temps considérable en gestion comptable ;
Compétitivité prix renforcée : pour une clientèle de particuliers, ne pas facturer la TVA a un impact sur le prix de vente. En effet, cela vous permet de proposer des tarifs 20 % plus attractifs que vos concurrents assujettis, ou de conserver une marge supérieure en alignant vos prix sur le marché.
La franchise en base comporte toutefois des contreparties à considérer.
Vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats professionnels (équipements, fournitures, matériel, véhicule). Cette TVA reste définitivement à votre charge. Si vous prévoyez des investissements importants, ce régime peut s'avérer pénalisant financièrement.
Pour une clientèle d'entreprises (B2B), la franchise en base peut constituer un désavantage. Les sociétés clientes préfèrent parfois travailler avec des prestataires facturant la TVA, car elles peuvent la déduire. Votre absence de TVA ne leur apporte donc aucun bénéfice économique.
Les seuils de franchise en base de TVA dépendent de la nature de votre activité professionnelle. Pour l'année 2026, voici les seuils à respecter :
Ces montants représentent le seuil d'éligibilité au régime de franchise en base de TVA.
💡 À savoir : certaines activités ne peuvent jamais bénéficier de la franchise en base de TVA, quel que soit le chiffre d'affaires. C'est le cas des opérations immobilières taxables, des livraisons intracommunautaires de véhicules neufs ou encore des entreprises ayant opté volontairement pour l'assujettissement. Ces professionnels sont obligatoirement soumis à la TVA dès le premier euro et doivent la facturer à leurs clients.
Le mécanisme de dépassement des seuils de franchise a évolué en 2025. Le système de tolérance de deux années consécutives a été supprimé.
Premier cas : dépassement du seuil de base
Si votre chiffre d'affaires dépasse le seuil de franchise mais reste inférieur au seuil majoré, vous conservez le bénéfice de la franchise pour l'année en cours. En revanche, vous perdez ce bénéfice dès le 1ᵉʳ janvier de l'année suivante.
Exemple : vous réalisez 40 000 € de chiffre d'affaires en prestations de services en 2025. Vous restez en franchise en 2025, mais vous devrez facturer la TVA dès le 1ᵉʳ janvier 2026.
Deuxième cas : dépassement du seuil majoré
Si votre chiffre d'affaires dépasse le seuil majoré en cours d'année, vous perdez immédiatement le bénéfice de la franchise en base. En conséquence, vous devez facturer la TVA dès la date de dépassement, et non plus seulement le premier jour du mois suivant.
Si vous créez votre auto-entreprise en cours d'année, les seuils de franchise doivent être ajustés proportionnellement à votre durée d'activité.
Seuil proratisé = (Seuil annuel × nombre de jours d'activité) / 365
Exemple concret :
Création le 1ᵉʳ juillet 2026 (184 jours d'activité restants)
Activité : prestations de services
Seuil proratisé : 37 500 × 184 / 365 = 18 904 €
Si votre chiffre d'affaires 2026 dépasse 18 904 €, vous serez assujetti à la TVA au 1ᵉʳ janvier 2027. Ce calcul garantit une application équitable des seuils quelle que soit votre date de début d'activité.
Une fois assujettie à la TVA, vous devez choisir un régime de TVA adapté à votre activité.
Aujourd'hui, le régime réel simplifié s'applique aux entreprises répondant à ces conditions :
Chiffre d'affaires annuel inférieur à 840 000 € pour les ventes de marchandises ;
Chiffre d'affaires annuel inférieur à 254 000 € pour les prestations de services ;
TVA annuelle inférieure à 15 000 €.
Avec ce régime, vous effectuez une déclaration annuelle CA12 et versez deux acomptes semestriels : 55 % de la TVA due en juillet et 40 % en décembre. Le solde se régularise lors de la déclaration annuelle. Si votre TVA reste inférieure à 1 000 € par an, aucun acompte n'est exigé.
💡 À savoir : si vous envisagez de passer au régime réel simplifié aujourd'hui, sachez qu'il sera supprimé en 2027. Privilégiez directement le régime réel normal pour éviter une double transition administrative. Contactez votre Service des Impôts des Entreprises (SIE) via impots.gouv.fr pour effectuer ce choix.
Le régime réel normal s'impose dès que vous dépassez les seuils du régime simplifié ou si votre TVA annuelle excède 15 000 €. Vous pouvez également l'adopter volontairement par option.
Ce régime impose des déclarations CA3 (déclaration n°3310-CA3) :
Mensuelles si votre TVA dépasse 4 000 € par an ;
Trimestrielles sur option si votre TVA reste inférieure à 4 000 €.
L'avantage réside dans le paiement au réel : vous reversez exactement la TVA collectée moins la TVA déductible chaque mois ou trimestre, sans avance estimative.
La nouvelle réforme de la TVA, liée à l'obligation de facturation électronique, supprime définitivement le régime réel simplifié au 1ᵉʳ janvier 2027. Toutes les entreprises basculeront alors vers le régime réel normal avec déclarations régulières.
Nouveaux seuils 2027 pour la périodicité :
Par défaut, toutes les entreprises devront effectuer des déclarations mensuelles (CA3). Toutefois, une option pour la déclaration trimestrielle reste possible si votre entreprise respecte les deux conditions suivantes :
Chiffre d'affaires de l'année précédente inférieur à 1 million d'euros ;
Chiffre d'affaires de l'année en cours inférieur à 1,1 million d'euros.
Ces seuils uniques, révisés tous les trois ans selon l'inflation, s'appliquent à toutes les activités sans distinction entre ventes et services. Cette simplification découle de la dématérialisation totale des factures, qui facilite le suivi en temps réel des opérations de TVA.
Dès que vous devenez redevable de la TVA, plusieurs formalités administratives s'imposent auprès de l'administration fiscale.
Vous devez d'abord informer votre SIE de votre sortie du régime de franchise en base. Cette démarche s'effectue via votre espace professionnel sur impots.gouv.fr. Simultanément, demandez votre numéro de TVA intracommunautaire, qui vous sera attribué sous 48 heures environ.
Jusqu'en 2026 :
Le régime réel simplifié impose une déclaration annuelle CA12 déposée au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1ᵉʳ mai. Vous versez deux acomptes semestriels (juillet et décembre) calculés sur la TVA de l'année précédente, puis régularisez lors de la déclaration annuelle.
Le régime réel normal nécessite des déclarations CA3 mensuelles ou trimestrielles selon votre activité. Vous reversez la TVA collectée moins la TVA déductible chaque période, sans acompte forfaitaire.
À partir de 2027 :
Le régime simplifié disparaît. Toutes les entreprises passeront au régime réel normal avec déclarations mensuelles par défaut, ou trimestrielles sur option.
Une fois assujetti à la TVA, vos factures doivent respecter un formalisme strict pour être conformes.
Outre les mentions habituelles (identité, date, numéro), vous devez obligatoirement inclure : votre numéro de TVA intracommunautaire, le montant hors taxes de chaque prestation ou produit, le taux de TVA applicable (20 %, 10 %, 5,5 % ou 2,1 %), le montant de TVA correspondant et le montant total TTC.
Si vous facturez des clients établis dans d'autres pays de l'Union européenne, des règles spécifiques s'appliquent selon la nature de la prestation (services ou biens). L'autoliquidation de la TVA peut notamment être requise, transférant l'obligation de déclaration à votre client professionnel.
💡 À savoir : lors de votre passage à la TVA, n'oubliez pas le changement de paramétrage de votre outil de facturation pour appliquer automatiquement le taux de TVA. Vous devez également supprimer la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » de tous vos modèles de factures et ajouter votre numéro de TVA intracommunautaire. Cette modification doit intervenir dès la date effective d'assujettissement pour éviter des factures non conformes.
Gérer la TVA et la comptabilité en auto-entrepreneur représente une charge administrative dès que vous dépassez les seuils de franchise. Clementine.fr propose une solution automatisée en ligne avec son offre à 25 € HT/mois.
Notre logiciel synchronise vos comptes bancaires, catégorise intelligemment vos opérations et suit votre TVA en temps réel via un tableau de bord dédié. La préparation de vos déclarations s'effectue automatiquement, puis vous télédéclarez en 3 clics seulement. L'application contrôle ensuite vos états directement auprès de l'administration fiscale pour garantir votre conformité.
Non-négligeable : l'assistance chat répond à vos questions rapidement. Enfin, l'application mobile permet de gérer votre activité partout : facturation conforme, notes de frais, suivi de trésorerie.
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Un auto-entrepreneur doit payer la TVA dès le 1ᵉʳ janvier de l'année suivante s'il dépasse les seuils de franchise (37 500 € pour les services, 85 000 € pour les ventes) ou immédiatement dès la date de dépassement s'il dépasse le seuil majoré (41 250 € / 93 500 €).
Le plafond de chiffre d'affaires pour un auto-entrepreneur en prestations de services est de 83 600 € par an en 2026. Ce seuil concerne le statut fiscal micro-entrepreneur. Attention : le seuil de franchise en base de TVA est différent et fixé à 37 500 € pour ces mêmes activités.
Cette mention obligatoire sur les factures indique que l'auto-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA et ne facture donc pas de TVA à ses clients. Elle fait référence à l'article 293 B du Code général des impôts qui encadre ce dispositif d'exonération.
Connectez-vous à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr et contactez votre Service des Impôts des Entreprises (SIE) via la messagerie sécurisée pour en faire la demande. Vous recevez votre numéro sous 48 heures environ après validation de votre dossier.

Article écrit par Benjamin Plateau
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