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Dernière mise à jour le · 9 min

Résumé de l’article
L’adjonction d’activité permet d’ajouter un nouveau service ou produit à votre entreprise sans créer de nouvelle structure, à condition de le déclarer officiellement.
La démarche s’effectue sur le guichet unique de l’INPI et peut, selon les cas, nécessiter ou non une modification des statuts pour les sociétés.
Cette modification peut avoir des conséquences sur le code APE, la fiscalité (notamment en cas de changement d’activité réelle) et la TVA.
Des impacts sociaux sont également possibles, notamment sur les cotisations en micro-entreprise ou la convention collective applicable aux salariés.
Le coût varie selon le statut juridique et la nécessité de publier une annonce légale en cas de modification de l’objet social.
Votre entreprise évolue et vous souhaitez proposer de nouveaux services ou produits complémentaires ? L'adjonction d'activité permet d'élargir votre activité sans créer de nouvelle structure.
Concrètement, quelles démarches accomplir sur le guichet unique en 2026 ? Devez-vous modifier vos statuts ? Quelles conséquences fiscales et sociales anticiper ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir pour ajouter une activité à votre entreprise en toute légalité.
L'adjonction d'activité consiste à ajouter une ou plusieurs activités nouvelles à celles qui étaient prévues lors de la création de l'entreprise.
Pour les sociétés, l'adjonction modifie ou complète l'objet social figurant dans les statuts. Pour les entreprises individuelles, elle élargit simplement le champ de l’activité déclarée.
Cette démarche répond à une obligation légale : toute activité exercée doit figurer dans les documents officiels, conformément à l'article R123-263 du Code de commerce. En cas de non-conformité, les actes passés hors de l'objet social déclaré peuvent être annulés par les tribunaux.
💡 À savoir : l'activité ajoutée doit être licite et légalement exercée. Si elle est réglementée (santé, sécurité, alimentaire, BTP), vous devrez fournir les diplômes, autorisations ou agréments correspondants.
Plusieurs raisons peuvent motiver l'ajout d'une nouvelle activité à une entreprise existante.
Premièrement, les clients sollicitent souvent des prestations complémentaires à l'offre initiale. L'adjonction permet d'y répondre directement, sans rediriger vers des partenaires. Un graphiste freelance peut ainsi ajouter le développement web pour proposer des sites internet complets.
Par ailleurs, les évolutions du marché nécessitent parfois une diversification pour maintenir la compétitivité. Proposer une gamme élargie constitue également un avantage concurrentiel face aux acteurs mono-activité.
Enfin, cette démarche évite de créer une seconde structure avec les coûts, contraintes administratives et charges sociales qui en découlent. L'optimisation de la structure existante s'avère ainsi plus économique.
Pour les sociétés, lorsque l'objet social est rédigé de manière suffisamment large, la nouvelle activité peut s'y intégrer naturellement sans nécessiter de modification des statuts.
Cas typiques : un objet social mentionnant "commerce de produits alimentaires" couvre naturellement l'ajout de produits laitiers ou surgelés. De même, "prestations de services en communication" englobe la gestion des réseaux sociaux ou la création de contenus digitaux. Un toiletteur déclarant "toilettage d'animaux" peut ajouter le toilettage de chats, puisque la formulation initiale couvre déjà tous les animaux.
À l’inverse, lorsque l'objet social est rédigé de manière trop restrictive, la nouvelle activité sort du périmètre autorisé par les statuts. Une modification formelle devient alors obligatoire.
Cas typiques : une SARL (Société à Responsabilité Limitée) dont l'objet social mentionne uniquement "création de sites web" ne peut pas proposer de formations en marketing digital sans modifier ses statuts, car il s'agit d'une activité distincte. De même, un objet social "vente de vêtements" impose une modification pour ajouter la vente de chaussures.
💡 À savoir : les entreprises individuelles ne sont pas soumises à cette contrainte. N'ayant ni statuts ni objet social, elles peuvent exercer toute activité légale. Il leur suffit de déclarer l'ajout de la nouvelle activité sur le guichet unique.
Depuis 2023, l'ensemble des démarches s'effectue sur le guichet unique de l'INPI. La procédure se déroule en quatre étapes.
Première étape : se connecter à son compte sur le portail avec le numéro SIREN, ou en créer un si nécessaire ;
Deuxième étape : cliquer sur "Déposer une formalité de modification" puis sélectionner "Ajouter une activité" ;
Troisième étape : joindre une photocopie de sa pièce d'identité avec la mention manuscrite "J'atteste sur l'honneur que cette copie est conforme à l'original";
Quatrième étape : Si l'activité ajoutée est réglementée (santé, BTP, alimentaire, etc.), joindre le diplôme, l'autorisation ou l'agrément correspondant.
⚠️ Attention : l'ajout d'une activité ne modifie pas les plafonds de chiffre d'affaires de la micro-entreprise. Si les activités exercées relèvent de natures différentes (achat-revente et prestations de services), une ventilation du CA selon chaque type devient obligatoire.
La démarche reste identique à celle des micro-entrepreneurs : connexion au guichet unique, formulaire de modification, pièces justificatives (photocopie pièce d'identité certifiée conforme) et justificatifs pour activités réglementées.
Avantage : contrairement aux micro-entrepreneurs, les entreprises individuelles classiques ne sont pas soumises aux plafonds de chiffre d'affaires. Elles peuvent donc développer leur nouvelle activité sans contrainte de seuil, tout en bénéficiant de la même simplicité administrative.
Lorsque l'objet social est suffisamment large pour couvrir la nouvelle activité, les formalités restent allégées :
Première étape : remplir le formulaire de modification d'entreprise directement sur le guichet unique de l'INPI ;
Deuxième étape : joindre les pièces justificatives nécessaires. Si l'activité est réglementée, fournir le diplôme, l'autorisation ou l'agrément correspondant. Si l'adjonction résulte de l'achat d'un fonds de commerce, ajouter une copie de l'acte d'achat enregistré auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE).
Le greffe met ensuite à jour l’extrait Kbis sous un délai de 1 à 5 jours ouvrés.
Lorsque la nouvelle activité sort du périmètre de l'objet social, une modification des statuts devient obligatoire. La procédure se déroule alors en cinq étapes :
Première étape : convoquer une assemblée générale extraordinaire (AGE) réunissant tous les associés pour voter la modification de l'objet social. La majorité requise dépend des statuts (généralement deux tiers ou trois quarts des voix) ;
Deuxième étape : rédiger un procès-verbal formalisant la décision adoptée lors de l'AGE. Ce document doit être signé par le président de séance ;
Troisième étape : publier un avis de modification dans un journal d'annonces légales du département où se situe le siège social. Conserver l'attestation de parution ;
Quatrième étape : rassemblez le dossier complet : statuts mis à jour, procès-verbal d'AGE, attestation de parution JAL et justificatifs pour activités réglementées ;
Cinquième étape : téléverser l'ensemble des documents sur le guichet unique de l'INPI, dans le délai d'un mois maximum suivant la tenue de l'AGE.
Le code APE (Activité Principale Exercée) identifie votre activité principale, celle générant le plus de chiffre d'affaires. L'Insee l'attribue en fonction de cette prédominance économique.
Lorsque vous ajoutez une activité, deux situations se présentent. Si elle reste secondaire, votre code APE actuel est conservé. En revanche, si la nouvelle activité devient votre activité principale en termes de chiffre d'affaires, l'Insee vous attribuera automatiquement un nouveau code APE lors de la mise à jour.
L’extrait Kbis (pour les sociétés commerciales) ou l’extrait du Registre National des Entreprises (pour les autres structures) est systématiquement mis à jour avec la nouvelle activité déclarée et le code APE correspondant.
Lorsque l'adjonction complète simplement l’activité existante sans la transformer en profondeur, le régime fiscal actuel continue de s'appliquer normalement.
Le droit au report des déficits antérieurs est conservé et aucune imposition immédiate des bénéfices ou plus-values ne se déclenche. La continuité fiscale reste donc totalement préservée.
À l'inverse, si la modification de l'objet social transforme profondément l'activité de l'entreprise, l'administration fiscale peut l'assimiler à une cessation d'activité.
Cette requalification intervient lorsque l'adjonction entraîne une variation supérieure à 50% (par rapport à l'exercice précédent) soit du chiffre d'affaires, soit de l'effectif moyen ET des actifs immobilisés bruts, au titre de l'exercice de survenance ou de l'exercice suivant.
Dans ce cas, les conséquences fiscales deviennent lourdes : imposition immédiate des bénéfices réalisés, imposition des plus-values latentes sur l'actif immobilisé et perte du droit au report des déficits antérieurs.
Cependant, une atténuation reste possible si deux conditions sont réunies : les écritures comptables demeurent inchangées ET l'imposition des bénéfices ou plus-values peut s'effectuer sous le nouveau régime fiscal applicable. Pour plus de détails, consultez les articles 221 à 221 bis du Code général des impôts et le BOI-IS-CESS-10 § 260-480.
Si l'activité ajoutée relève d'un régime de TVA différent de l'activité initiale (exonération vs assujettissement ou taux différents), l'entreprise doit créer des secteurs distincts d'activité. Cette obligation impose une comptabilisation séparée des opérations par secteur et peut nécessiter l'application d'un prorata de déduction de TVA.
L'adjonction d'activité peut également impacter le cadre social de l'entreprise selon sa forme juridique.
Pour les sociétés employant des salariés, si la nouvelle activité devient l'activité principale et relève d'un secteur différent, la convention collective applicable peut évoluer. Ce changement modifie potentiellement les droits des salariés en matière de salaires minimaux, de congés payés, de temps de travail ou d'avantages sociaux.
Pour les micro-entrepreneurs, l'ajout d'une activité de nature différente (commerciale, artisanale ou libérale) modifie les taux de cotisations sociales applicables. Une ventilation précise du chiffre d'affaires selon chaque type d'activité devient alors obligatoire pour calculer correctement les cotisations dues.
Les frais varient selon le statut juridique et la nécessité ou non de modifier les statuts.
Ces montants correspondent aux frais de greffe perçus par l'INPI pour le traitement du dossier. Les frais d'annonce légale varient selon le département : 135 € en France métropolitaine, 156 € à La Réunion et Mayotte.
💡 À savoir : si vous faites appel à une plateforme juridique en ligne ou à un expert-comptable pour vous accompagner dans cette démarche, prévoyez des honoraires supplémentaires généralement compris entre 100 et 300 €.
Certaines erreurs fréquentes peuvent compromettre votre démarche ou entraîner des conséquences fiscales et juridiques :
Exercer la nouvelle activité avant la déclaration officielle : toute activité exercée hors déclaration expose les actes à l'annulation. Déclarez l'adjonction avant de débuter ;
Négliger l'impact fiscal d'un changement d'activité réelle : une variation supérieure à 50% de votre chiffre d'affaires peut entraîner une requalification en cessation d'activité, avec imposition immédiate des bénéfices et perte du report des déficits ;
Oublier la ventilation du CA en micro-entreprise : si vous ajoutez une activité de nature différente (commerciale, artisanale, libérale), vous devez obligatoirement ventiler votre chiffre d'affaires selon chaque type pour calculer correctement vos cotisations ;
Ignorer l'impact sur la convention collective : si votre nouvelle activité principale change de secteur, la convention collective applicable à vos salariés peut évoluer, modifiant leurs droits sociaux.
L'adjonction d'activité consiste à ajouter une ou plusieurs activités nouvelles à celles prévues lors de la création de l’entreprise. Cette démarche permet d'élargir le périmètre d'intervention sans créer une nouvelle structure.
Sur le guichet unique INPI, sélectionner "Déposer une formalité de modification" puis "Ajouter une activité". Joindre une pièce d'identité certifiée conforme et les justificatifs pour activités réglementées. En cas de modification des statuts, ajouter le PV d'AGE et l'attestation JAL.
Depuis 2023, il n'existe plus de formulaire papier (P2 ou M2). Toutes les démarches s'effectuent en ligne via le formulaire unique de modification sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr).
Le coût varie selon le statut : gratuit pour les micro-entrepreneurs, 91,57 € pour les entreprises individuelles, entre 62 et 192 € pour les sociétés selon la forme juridique et la modification des statuts. Si vous modifiez l'objet social, ajoutez 136 à 158 € HT d'annonce légale.

Article écrit par Clementine
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