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Dernière mise à jour le · 8 min

Résumé de l’article
Passer en société permet de déduire ses charges réelles, gagner en crédibilité, s’associer, changer de fiscalité ou de régime social et supprimer les plafonds de chiffre d’affaires.
Le choix de la forme juridique dépend surtout du nombre d’associés, du niveau de flexibilité souhaité et du régime fiscal et social recherché.
Le passage en société nécessite de créer une nouvelle structure, radier la micro-entreprise et transférer les actifs, contrats et informations clients.
La société implique des obligations comptables plus lourdes, avec une comptabilité complète, des déclarations de TVA et des comptes annuels.
La création d’une société engendre des coûts incompressibles comme le capital social, l’immatriculation, l’annonce légale et d’éventuels honoraires.
Vous êtes auto-entrepreneur et votre activité grandit ? Vous vous demandez s’il est temps pour vous de passer d’une micro-entreprise à une société (SASU, EURL…) pour développer votre projet, optimiser vos charges ou accueillir un associé ?
Dans cet article, vous découvrirez pourquoi et comment quitter la micro-entreprise, quelles démarches effectuer, quels coûts prévoir et comment choisir la forme juridique adaptée à vos besoins.
Vous exercez en tant qu’auto-entrepreneur depuis quelques mois ou quelques années, et vous vous demandez pour quelles raisons vous devriez passer en société ? Sachez que les éléments qui peuvent vous encourager à changer de forme juridique sont nombreux :
Déduire vos frais réels : vous ne pouvez pas déduire vos frais réels en micro-entreprise, un abattement forfaitaire est appliqué en fonction de votre activité (prestation de service, location meublée…). En revanche, vous pouvez les déduire en société. Cela peut être nettement plus intéressant si vous avez des charges importantes.
Crédibiliser votre activité : une auto-entreprise paraît souvent moins crédible aux yeux d’investisseurs, des banques, et des clients. En passant en société, vous prouvez que vous exercez avec une base solide, que vous possédez un capital social dédié à votre activité et que vous pouvez répondre à vos obligations envers les créanciers.
Pouvoir vous associer : vous ne pouvez pas avoir d’associés en micro-entreprise, mais c’est une possibilité en société. Vous pouvez ainsi envisager de partager les risques et la gérance de votre entreprise.
Changer de fiscalité : vous êtes assujetti à l’impôt sur le revenu en tant que micro-entrepreneur. En passant en société, vous pouvez dépendre de l’impôt sur les sociétés selon la forme juridique choisie, et son taux peut s’avérer plus avantageux dans certains cas.
Adopter un autre régime social : l’auto-entrepreneur est considéré comme un travailleur non salarié, il dépend du régime social des indépendants. En revanche, selon la forme juridique pour laquelle vous optez, vous pourriez être assimilé salarié et ainsi bénéficier d’une meilleure couverture sociale.
Ne plus avoir de limite de montant pour votre chiffre d’affaires : vous devez respecter des seuils de chiffre d’affaires en micro-entreprise en fonction de votre activité. Il n’y a pas de plafond à respecter en société.
Malgré ces facteurs, il faut que vous réfléchissiez avant de sauter le pas, pour être sûr de choisir le type de société adapté à vos besoins et votre activité.
Vous devez réfléchir à vos attentes et vos souhaits pour trouver le statut adapté parmi l’EURL, la SASU, la SARL et la SAS. Voici les points sur lesquels vous devriez vous attarder pour faire votre choix.
Souhaitez-vous gérer seul votre société ? Ou pouvoir bénéficier de l’appui décisionnel et financier d’un ou plusieurs associés ?
En fonction de votre réponse, vous saurez s’il est mieux pour vous d’opter pour une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou leurs équivalents avec un ou plusieurs associés : SAS et SARL.
Avec le régime micro, vous êtes relativement libre dans les décisions que vous prenez pour votre activité. Ce ne serait plus le cas avec certaines formes juridiques, comme l’EURL/SARL. En effet, la SARL est soumise à un cadre légal rigide. À l’inverse, la SAS bénéficie d’une certaine flexibilité dans son organisation, ses prises de décision et son mode de fonctionnement.
Réfléchissez donc au degré de flexibilité d’organisation que vous souhaitez pour vous aider à prendre votre décision.
Selon le statut juridique choisi, votre régime social diffère. Vous serez travailleur non salarié (TNS) si vous êtes :
gérant majoritaire de SARL
gérant, associé unique en EURL
Vous serez assimilé salarié si vous êtes :
gérant minoritaire ou égalitaire de SARL
président et dirigeant rémunéré de SAS ou de SASU
En tant qu’assimilé salarié, vos cotisations sociales seront plus élevées (environ 62 % de votre rémunération brute) que pour les TNS (environ 50 %), mais vous bénéficierez d’une meilleure couverture.
💡 À savoir : en tant que TNS, vous aurez des cotisations sociales minimales à régler même sans revenus d’activité.
Si vous souhaitez rester indéfiniment assujetti à l’impôt sur le revenu (IR), vous le pourrez en optant pour l’EURL, la SCI ou la SARL de famille. Il est possible d’opter pour l’IR en SARL et en SAS, mais seulement pour 5 exercices comptables.
Choisissez la SARL ou la SAS si vous préférez être assujetti à l’impôt sur les sociétés (IS). Vous pouvez également opter pour l’IS en EURL si vous le souhaitez.
Pour déterminer le statut juridique le plus adapté, mieux vaut vous faire accompagner par un avocat ou un expert-comptable.
Passer d’une micro-entreprise à une société n’est pas une simple transformation. Il ne s’agit pas de faire évoluer le statut de votre auto-entreprise, mais bien de constituer une nouvelle société. Suivez ces étapes pour procéder à ce changement.
Comme expliqué précédemment, vous devez créer une nouvelle entreprise pour exercer en société. Les principales démarches à réaliser (quel que soit le statut choisi) sont les suivantes :
constitution du capital
publication d’une annonce légale de création
constitution du dossier d’immatriculation auprès du guichet des formalités des entreprises
💡 À savoir : pour sécuriser la création de votre société et gagner du temps sur les formalités, vous pouvez déléguer cette étape à un cabinet comme Clementine.fr.
En parallèle, puisque vous ne travaillerez plus sous le statut d’auto-entrepreneur, il est nécessaire que vous fassiez les démarches de radiation pour votre micro-entreprise sur le site de l’INPI.
Si vous possédez des actifs (stocks, clientèle, matériel...) avec votre micro-entreprise, vous pouvez décider de les apporter au capital de votre nouvelle société.
Vous pourriez avoir besoin de faire intervenir un commissaire aux apports selon la nature de ceux-ci. Il se chargera de les évaluer et d’établir un rapport détaillé justifiant son évaluation.
Tous les contrats liés à votre micro-entreprise (internet, téléphonie, assurances, logiciels, bail...) doivent être transférés au nom de votre nouvelle société. Selon le contrat, vous pourrez soit conclure un avenant pour changer le titulaire, soit procéder à une résiliation et en souscrire un nouveau. Cette étape est importante pour éviter tout litige ou interruption de service.
Avec la création de votre société, votre numéro SIREN et votre identité commerciale changeront. Informez vos clients de ces modifications par email, courrier ou via votre site web afin de maintenir la confiance et d’éviter toute confusion sur vos documents.
Pour faire suite au point évoqué plus haut, vos documents commerciaux et administratifs (factures, devis, mentions légales, cartes de visite…) doivent refléter les nouvelles informations légales (nom de société, SIREN, forme juridique, TVA...). C’est essentiel pour rester en conformité, éviter les litiges et maintenir une image professionnelle auprès des clients et fournisseurs.
La comptabilité en micro-entreprise est très simple, surtout si vous êtes exonéré de TVA.
A contrario, la comptabilité demande plus de rigueur en société et elle est tenue différemment : vous devez disposer d’un grand livre, d’un livre journal, faire vos déclarations de TVA périodiquement, établir des comptes annuels…
Assurez-vous de connaître toutes vos obligations comptables pour éviter tout retard et/ou pénalité.
Vous avez ouvert votre micro-entreprise sans rien régler (sauf en cas d’activité d’agent commercial). Il n’en sera pas de même avec la création de votre société. En effet, vous ne pourrez échapper à certains frais :
À ces frais peuvent également s’ajouter :
l’accompagnement pour la création de votre entreprise (rédaction des statuts, dossier d’immatriculation…)
les honoraires du commissaire aux apports
les honoraires de votre comptable
vos frais bancaires suite à l’ouverture du compte
💡 À savoir : Clementine.fr propose la création de votre société à 0 € hors frais de formalité. Profitez-en !
Passer d’une micro-entreprise à une société ne signifie pas « gagner sur tous les plans ». Il s’agit d’un arbitrage stratégique. Voici 2 tableaux comparatifs vous permettant d’avoir une vision claire et immédiate des impacts réels sur votre activité.
Utilisez ces tableaux pour vérifier rapidement si les « gains » l’emportent sur les « pertes » dans votre situation actuelle.
Il ne s’agit pas réellement d’une transformation. Vous devez fermer votre micro-entreprise et créer une société.
En passant d’une micro-entreprise à une société, vous gagnez en crédibilité, vous pouvez vous associer, vos charges réelles sont déduites, vous n’avez plus de limite de chiffre d’affaires et vous pouvez être assujetti à l’IS (ce qui est avantageux dans certains cas).

Article écrit par Clementine
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