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Résumé de l’article
La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, mais peut, sous certaines conditions, opter temporairement pour l’impôt sur le revenu.
Avec la SASU à l’IR, les bénéfices sont imposés directement au nom de l’associé unique et intégrés à son revenu fiscal global.
Ce régime peut être avantageux au démarrage de l’activité, en cas de faibles revenus personnels ou lorsque la société génère des déficits.
L’option pour l’IR est réservée aux SASU répondant à plusieurs critères et ne peut s’appliquer que pendant une durée maximale de cinq exercices.
Avant de choisir ce régime, il est essentiel d’évaluer son impact fiscal global, notamment en fonction des revenus du foyer et des perspectives de développement de l’entreprise.
La SASU à l’IR permet à l’associé unique d’être imposé directement sur les bénéfices réalisés par son entreprise. Si ce régime fiscal est soumis à plusieurs conditions, il peut constituer une alternative intéressante à l’impôt sur les sociétés dans certaines situations.
Fonctionnement, conditions d’accès, modalités d’option, conséquences fiscales et sociales : découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la SASU à l’impôt sur le revenu.
La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) est automatiquement soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) lors de sa création. Cela signifie que les bénéfices sont imposés directement au niveau de la société, selon un taux d’imposition de :
15 % pour les bénéfices allant de 0 € à 42 500 €.
25 % pour la fraction des bénéfices supérieure à 42 500 €.
Sur option et sous conditions, la SASU peut basculer vers l’impôt sur le revenu (IR). Les bénéfices ne sont alors plus taxés au niveau de l’entreprise : ils sont « transparents » et sont directement imposés au nom de l’associé unique.
Selon la nature de l’activité, ces gains sont à déclarer dans l’une des catégories suivantes :
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) pour les activités industrielles, artisanales ou commerciales.
Bénéfices non commerciaux (BNC) pour les activités libérales.
Bénéfices agricoles (BA) pour une activité agricole.
Ces revenus s’ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal pour former le revenu imposable global, soumis ensuite au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Vous n’avez pas encore créé votre SASU ? Pas de souci ! Nous vous accompagnons dans toutes les démarches de création de votre SASU.
L’option pour l’impôt sur le revenu en SASU peut être intéressante dans certaines situations précises, mais elle n’est pas adaptée à tous les profils. Il est donc important d’évaluer vos perspectives de développement et votre situation personnelle.
La SASU à l’IR est particulièrement pertinente lors des premières années d’activité. En phase de lancement, il est fréquent que l’entreprise réalise peu de bénéfices, voire enregistre un déficit en raison d’investissements significatifs.
Dans ce contexte, le principal avantage réside dans le traitement fiscal des pertes : contrairement à une SASU à l’IS, les déficits de la société peuvent, sous certaines conditions, être directement imputés sur le revenu global de votre foyer fiscal. C’est un excellent levier pour réduire le montant total de vos impôts personnels au démarrage.
L’IR peut être particulièrement intéressant lorsque le foyer fiscal se situe dans les premières tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, les bénéfices de la SASU peuvent être taxés à un taux relativement faible.
À l’inverse, un entrepreneur déjà fortement imposé à titre personnel risque de voir ses bénéfices augmenter son revenu imposable et le faire basculer dans une tranche supérieure. L’intérêt du régime doit donc être évalué au cas par cas.
La SASU à l’IR peut également convenir à une personne salariée, retraitée ou à un investisseur qui développe une activité accessoire en parallèle de sa situation principale.
Dans cette configuration, l’objectif n’est pas toujours de maximiser les bénéfices, mais plutôt de tester un projet, générer un revenu complémentaire ou lancer progressivement une activité. L’IR peut alors constituer une solution temporaire adaptée aux premières années d’exploitation.

Le guide complet pour créer votre SASU
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TéléchargerPour opter pour l’impôt sur le revenu en SASU, votre société doit respecter plusieurs conditions cumulatives :
Vous exercez à titre principal une activité artisanale, commerciale, agricole ou libérale.
Votre société a été créée depuis moins de 5 ans au moment de votre demande.
Votre SASU n’est pas cotée en bourse.
Vous réalisez un chiffre d’affaires annuel ou vous avez un bilan total inférieur à 10 000 000 €.
Vous employez moins de 50 salariés.
Ces conditions doivent être respectées pendant toute la durée d’application de l’option.
Si votre SASU remplit les conditions nécessaires, vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu à deux moments :
Dès la création de la société, en sélectionnant cette option directement sur le site du guichet unique des entreprises.
En cours de vie sociale, dans un délai maximal de 5 ans après la création.
Dans ce second cas, la demande doit être adressée au service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend votre SASU, au plus tard avant la fin du troisième mois de l’exercice au titre duquel vous souhaitez que l’option s’applique, conformément à l’article 239 du Code général des impôts.
La demande peut être envoyée par courrier recommandé avec accusé de réception et doit mentionner plusieurs informations essentielles, notamment :
la dénomination sociale de la société ;
le numéro SIREN ;
l’adresse du siège social ;
la signature de l’associé unique en tant que représentant légal.
💡 À savoir : une SASU ne peut opter qu’une seule fois pour l’impôt sur le revenu. Cette option n’est pas renouvelable. En cas d’option après la création, elle ne s’applique que pour les exercices restant jusqu’à la fin du cinquième exercice comptable. Il est toutefois possible d’y renoncer de manière anticipée, mais cette décision est définitive.
Ce régime modifie directement la manière dont les revenus de la SASU sont pris en compte. Les bénéfices ne sont plus imposés au niveau de la société, mais intégrés dans votre déclaration personnelle de revenus, selon la nature de l’activité exercée (BNC, BIC ou BA).
Ces bénéfices sont ensuite ajoutés au revenu global de votre foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cela signifie que le niveau d’imposition dépend directement de votre situation fiscale personnelle, ce qui peut rendre ce régime plus ou moins avantageux selon les cas.
Attention à une subtilité majeure : la rémunération que vous vous versez en tant que dirigeant n’est pas déductible du résultat fiscal de la société (contrairement au régime de l’IS). Vous serez donc imposé à l’IR sur la totalité du bénéfice réalisé par la SASU, que vous ayez réellement sorti cet argent de la société ou que vous l’ayez laissé sur le compte bancaire de l’entreprise.
L’option pour l’impôt sur le revenu n’a pas d’impact sur le statut social du président de SASU, qui reste assimilé salarié.
Le régime social dépend uniquement de la rémunération versée par la société. Ainsi, les cotisations sociales ne sont dues que sur les sommes effectivement perçues en contrepartie de l’activité de dirigeant.
En l’absence de rémunération, aucune cotisation sociale n’est versée et le président ne bénéficie d’aucune protection sociale (retraite, assurance maladie, etc.) au titre de cette activité.
La SASU à l’impôt sur le revenu présente à la fois des avantages fiscaux intéressants et certaines limites importantes. Avant de faire votre choix, mieux vaut comparer ces deux aspects afin d’évaluer l’impact réel de ce régime sur votre situation.
L’option pour l’impôt sur le revenu est souvent présentée comme une alternative intéressante à l’impôt sur les sociétés en SASU. Pourtant, un mauvais choix peut avoir des conséquences importantes sur votre fiscalité et la rentabilité de l’entreprise.
Voici les principales erreurs à éviter avant de prendre une décision.
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à opter pour l’IR sans comparer précisément son impact avec celui de l’IS.
Le montant de l’impôt dépend de nombreux paramètres :
bénéfices prévisionnels ;
revenus du foyer fiscal ;
situation familiale ;
charges déductibles ;
stratégie de rémunération.
Une simulation chiffrée permet de mesurer concrètement le coût fiscal de chaque option avant de s’engager.
Contrairement à l’IS, l’IR prend en compte l’ensemble des revenus du foyer fiscal.
Un entrepreneur qui dispose déjà d’un salaire important, de revenus fonciers ou de revenus financiers peut voir son taux marginal d’imposition augmenter fortement avec l’ajout des bénéfices de sa SASU. Ce point doit être étudié avec attention avant toute décision.
L’option pour l’IR est temporaire. Elle ne peut s’appliquer que pendant une période maximale de cinq exercices.
Beaucoup d’entrepreneurs profitent des gains immédiats sans préparer la transition. Pourtant, au bout de cinq ans, le retour automatique et irréversible à l’IS impose de revoir de fond en comble sa stratégie de rémunération et l’optimisation fiscale de l’entreprise.
L’IR peut être pertinent au démarrage, mais devenir moins avantageux lorsque l’activité se développe. Une augmentation rapide du chiffre d’affaires ou des bénéfices peut entraîner une hausse importante de l’imposition personnelle.
Il est donc recommandé d’anticiper la croissance de l’entreprise plutôt que de raisonner uniquement à court terme.
Non. La renonciation à l’option pour l’impôt sur le revenu est définitive. Une fois revenue à l’impôt sur les sociétés, la SASU ne peut plus opter à nouveau pour l’IR.
Oui. La renonciation est possible en informant le service des impôts dans les trois premiers mois de l’exercice concerné. Cette décision est toutefois irrévocable.
Rédigé par :
Head of Legal spécialisée en droit des affaires, Léa décrypte les enjeux réglementaires pour en faire des outils de pilotage stratégique au service des entreprises en croissance.
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