Simplifiez votre compta avec un expert-comptable à vos côtés
Se faire accompagner
🎁 Offre : jusqu’à 4 mois offerts jusqu’au 29/05 ! ⏳ J’en profite
Webinar : La facturation électronique & la gestion comptable des TPE et indépendants. S'inscrire

Le Blog de Clementine
Guides, conseils et astuces pour piloter votre activité avec sérénité.
Morgane Mercier · 7 min · Dernière mise à jour le

Résumé de l’article
L’e-invoicing concerne les factures électroniques échangées entre entreprises françaises assujetties à la TVA dans le cadre des transactions B2B.
L’e-reporting permet de transmettre à l’administration fiscale les données des ventes aux particuliers et des opérations réalisées avec l’étranger.
Les deux dispositifs se distinguent par les opérations concernées, les données transmises et le rythme de transmission des informations.
L’e-invoicing repose sur l’envoi de factures structurées, tandis que l’e-reporting transmet uniquement des données de transaction et de paiement.
Ensemble, ils permettent à l’administration fiscale de mieux suivre l’activité économique et de préparer le préremplissage des déclarations de TVA.
La transformation numérique des entreprises françaises franchit un cap avec l’arrivée de la généralisation de la facturation électronique. Au cœur de cette transition, deux termes reviennent en boucle et sèment souvent la confusion : l’e-invoicing et l’e-reporting.
Bien qu’ils appartiennent à la même réforme fiscale, ces deux dispositifs ne désignent pas du tout la même chose et répondent à des obligations bien distinctes. Alors, comment s’y retrouver ? Périmètre des transactions, nature des données, rythme de transmission : cet article clarifie leurs rôles respectifs pour vous aider à comprendre, point par point, ce qui les différencie vraiment.
L’e-invoicing, aussi appelé facturation électronique, désigne le nouveau dispositif mis en place en France qui consiste à créer, envoyer et recevoir des factures sous formats structurés (Factur-X, UBL ou CII) via une plateforme agréée (PA).
Ce dispositif concerne les transactions entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA (B2B domestique).
Dans les faits, une facture électronique suit un circuit encadré : elle est émise par le fournisseur, transite par une plateforme agréée, est réceptionnée par le client professionnel et fait parallèlement l’objet d’une transmission de données à l’administration fiscale.
💡 À savoir : à la différence d’une facture PDF envoyée par e-mail, elle contient des données structurées directement exploitables par les systèmes comptables et fiscaux.
L’e-reporting consiste, pour les entreprises assujetties à la TVA et établies en France, à transmettre à l’administration fiscale les données associées aux opérations commerciales qui se trouvent hors champ du e-invoicing :
les ventes et prestations de services à des particuliers (B2C) ;
les transactions avec des entreprises étrangères ;
certaines opérations bénéficiant d’une exonération de TVA en application des articles 261 à 261 E du code général des impôts, qui sont dispensées de facturation.
Concrètement, deux types de données distinctes doivent être transmises à l’administration :
Les données de transaction : elles concernent le détail des ventes de biens et des prestations de services réalisées avec des particuliers ou des clients établis hors de France.
Les données de paiement : elles concernent spécifiquement les opérations pour lesquelles la TVA est exigible à l’encaissement.
👉 Vous souhaitez savoir si vous êtes concerné par la réforme de la facturation électronique ? Utilisez notre simulateur de facturation électronique.

Le guide sur la réforme de la facture électronique
Téléchargez notre guide complet des étapes indispensables pour réussir votre transition vers la facture électronique.
TéléchargerBien que l’e-invoicing et l’e-reporting s’inscrivent dans la même réforme de la facturation électronique, ils répondent à des logiques différentes. Plusieurs critères permettent de les distinguer clairement.
Toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France peuvent être concernées par l’e-invoicing et/ou l’e-reporting, en fonction de la nature de leurs opérations.
On peut distinguer :
L’e-invoicing, qui concerne les transactions B2B domestiques entre entreprises françaises assujetties à la TVA.
L’e-reporting, qui concerne les opérations réalisées avec des particuliers (B2C) ou des entreprises établies hors de France.
Les deux dispositifs diffèrent également par le détail des informations transmises à l’administration fiscale :
E-invoicing : transmission de la facture électronique complète, au format structuré, incluant l’ensemble des mentions obligatoires et le détail des lignes de facturation.
E-reporting : transmission de données agrégées relatives aux transactions, comme le montant global de celle-ci, le montant de la TVA, mais pas le détail ligne par ligne des produits vendus.
Les flux de données ne suivent pas les mêmes circuits selon qu’il s’agit d’e-invoicing ou d’e-reporting. Sachez que :
L’e-invoicing est un flux tripartite : on crée la facture dans la plateforme agréée, les données vont ensuite à l’administration et la facture est transmise de manière sécurisée au client professionnel.
L’e-reporting est un flux unique : les données sont transmises exclusivement à l’administration fiscale. Le client (particulier ou entreprise étrangère) reçoit sa facture classique par les canaux habituels, en dehors du dispositif de facturation électronique.
Les deux dispositifs poursuivent des objectifs différents selon les acteurs concernés : les entreprises d’un côté, et l’administration fiscale de l’autre.
L’e-invoicing vise à automatiser et fiabiliser les échanges entre entreprises. Il permet notamment de simplifier la gestion comptable, de réduire les délais de paiement et de lutter contre la fraude sur les transactions domestiques.
L’e-reporting a pour objectif de compléter les données issues de l’e-invoicing afin de donner à l’administration fiscale une vision globale de l’activité économique (incluant les ventes B2C et internationales) et de faciliter le préremplissage des déclarations de TVA.
Le rythme de transmission des données diffère selon le dispositif, en fonction de la nature des flux concernés.
Pour l’e-invoicing, la transmission est en temps réel ou quasi réel, puisqu’elle est réalisée dès qu’une facture est émise ou reçue.
Concernant l’e-reporting, la transmission est périodique, car la fréquence est définie en fonction du régime de TVA de l’entreprise. Par exemple, la transmission des données de transaction doit se faire tous les 10 jours pour les entreprises au régime réel normal, mais elle doit être faite mensuellement pour les données de paiement.
💡 À savoir : vous pouvez retrouver un tableau des fréquences et délais de transmission des données de transaction et de paiement sur le site des impôts.
Pour résumer rapidement les spécificités de chaque dispositif, voici un tableau comparatif basé sur les critères essentiels de la réforme :
Il ne faut pas voir l’e-invoicing et l’e-reporting comme deux réformes distinctes ou indépendantes. En réalité, ils constituent les deux volets indissociables d’un seul et même dispositif fiscal. Ils ont été pensés pour fonctionner ensemble, l’un venant combler les limites de l’autre.
Si l’administration fiscale s’était contentée de mettre en place l’e-invoicing, une grande partie des opérations lui échapperait (le commerce de détail, la restauration, les ventes en ligne aux particuliers, ou encore les échanges internationaux).
C’est là que l’e-reporting prend tout son sens. En combinant la facturation électronique pour le B2B français et la transmission de données pour le reste des opérations, l’État obtient une visibilité totale et en temps réel sur l’ensemble des transactions commerciales réalisées par les entreprises établies en France.
Cette complémentarité poursuit un but très concret pour le quotidien des entreprises : automatiser la gestion de la TVA.
Grâce à la centralisation de ces deux flux de données, l’administration fiscale sera en mesure, à terme, de préremplir intégralement les déclarations de TVA des entreprises, sur le même modèle que l’impôt sur le revenu pour les particuliers. Ce dispositif croisé permettra ainsi de :
Simplifier considérablement les obligations administratives et comptables des professionnels.
Réduire drastiquement le risque d’erreurs lors des déclarations.
Lutter efficacement contre la fraude à la TVA en repérant immédiatement les écarts de flux.
L’e-invoicing encadre l’échange de factures électroniques entre entreprises françaises assujetties à la TVA (B2B). L’e-reporting transmet à l’administration les données des ventes hors e-invoicing : les ventes aux particuliers (B2C) et les transactions avec l’étranger.
Oui. Si un e-commerçant vend des produits à des particuliers (e-reporting), mais facture aussi des prestations de services à des professionnels en France (e-invoicing), il doit obligatoirement activer les deux volets du dispositif.
Rédigé par :
Experte en facturation et relation client, Morgane simplifie les paiements et optimise la trésorerie pour concilier performance financière et satisfaction client.
Simplifiez votre compta avec un expert-comptable à vos côtés
Se faire accompagner
Le guide sur la réforme de la facture électronique
Télécharger

·
Sanctions facturation électronique : amendes et risquesAvec la réforme de la facturation électronique, envoyer une facture PDF par mail ne sera bientôt plus suffisant. À partir de 2026, les entreprises devront respecter de nouvelles obligations liées à l’e-invoicing, à l’e-reporting et à l’utilisation d’une plateforme agréée sous peine de sanctions financières.
7 min

Vous souhaitez en savoir plus au sujet de la dépréciation ? En comptabilité, elle correspond à la perte de valeur d’un actif constatée lors de la clôture des comptes résultant de divers facteurs et qui entraîne des implications directes sur la situation financière d’une entreprise.
7 min

·
E-invoicing : tout ce qu’il faut savoir en 2026La facturation électronique n’est pas une option : elle va progressivement s’imposer à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA. L’e-invoicing transforme en profondeur la manière dont les entreprises émettent, transmettent et traitent leurs factures.
8 min